VOUS AVEZ DIT MAAT?

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Maât


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Dieux égyptiens
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Maât
ou
Mȝˁ.t

MaâtMaât est, dans la mythologie égyptienne, la déesse de l'ordre, de l'équilibre du monde, de l'équité, de la paix, de la vérité et de la justice. Elle est l'antithèse de l'isfet (le chaos, l'injustice, le désordre social, ...).




Maât, la Déesse
Maât est une entité symbolisant la norme universelle : l'équilibre établi par le Créateur, la justice qui permet d'agir selon le droit, l'ordre qui fait conformer les actes de chacun aux lois, la vérité, la droiture et la confiance.

Maât est toujours anthropomorphe, comme la plupart des concepts abstraits personnifiés : c'est une femme, en général assise sur ses talons, ou debout. Elle est la plupart du temps vêtue de la longue robe collante des déesses et porte leurs bijoux habituels. Maât confère aux autres dieux certaines de ses qualités, mais ne leur prête pas son aspect et ne prend pas non plus l'apparence d'autres divinités. Son attribut est la plume-nom (la même est portée par Shou). Elle tient souvent le signe de vie. L'élément de Maât est l'Air et la couleur de sa peau est ocre jaune.

Au-delà de cette première approche, le concept est un peu plus complexe. Maât est d'abord de dimension divine : elle est la mère de Rê dont elle est aussi la fille et l'épouse, elle est aussi la s½ur mystique de pharaon, elle assure l'équilibre cosmique et c'est donc grâce à elle que le monde fonctionne de façon harmonieuse. Elle est également la lumière que Rê apporte au monde.

De ce fait, elle est fondamentalement liée à l'institution pharaonique, le premier devoir de pharaon étant de faire respecter la loi de Maât dans toute l'Égypte. C'est pourquoi, sur les murs des temples, pharaon est représenté faisant l'offrande de Maât à une divinité : c'est dire que, dans ses actes, il se conforme aux exigences de la déesse. Ainsi, lorsque Séthi Ier, dans le temple d'Abydos, offre Maât aux dieux principaux, sous forme d'une statuette de la déesse, il leur démontre sa compétence ; en retour, les dieux lui procurent vie et domination (Osiris) et force victorieuse (Horus).

La mission de pharaon relève de Maât : « in maât » (amener Maât, organiser le pays et assurer son unité), « der isfet » (repousser Isfet, notamment repousser les ennemis) ; la célèbre palette de Nârmer transcrit cette double mission. On peut évoquer aussi l'hymne solaire du Moyen Empire :

« Ré a installé le roi sur la terre des vivants à jamais et à toute éternité de sorte qu'il juge les hommes et anéantisse Isfet[1]. »
Précisément, et c'est sa seconde dimension, terrestre celle-là, Maât est aussi l'expression sociale et juridique de l'ordre établi et le symbole de la justice et de l'équité. Dans les faits, c'est le rôle du vizir, qui porte le titre de « Prophète de Maât », que de rendre la justice au nom de la déesse et donc de pharaon qui l'incarne :

«
Pratique la justice et tu dureras sur terre.
Apaise celui qui pleure ; n'opprime pas la veuve ;
Ne chasse point un homme de la propriété de son père ;
Ne porte point atteinte aux grands dans leur possession ;
Garde-toi de punir injustement[2].

»
Dans la pesée de l'âme, Maât, aussi légère qu'une plume, est le contrepoids du c½ur qui doit être aussi léger qu'elle pour que le ka, l'âme du défunt, puisse accéder au monde des bienheureux. Elle est représentée par une femme coiffée de la plume d'autruche ou simplement par cette plume elle-même.

À une époque plus tardive, « maât » signifie également la vérité ou la connaissance juste de soi.

La loi de Maât
La loi de Maât peut être retrouvée dans le chapitre 125 du Livre des morts des Anciens Égyptiens, aussi appelée les « 42 lois de Maât », la « déclaration d'innocence » ou les « confessions négatives ».
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# Posted on Tuesday, 08 December 2009 at 6:43 AM

Traite arabo-musulman

Traite arabo-musulman
Traite arabe
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* Antiquité : Égypte antique · Grèce antique (Hilotes) · Rome antique
* Moyen Âge : Occident (servage) · Monde arabo-musulman (Traites négrières)
* XXe siècle

Droit de l'esclavage

* États-Unis (1619-1865) : Fugitive Slave Act (Marronnage).
* France : Code noir

Commerce des esclaves (catégorie)

* Généralités : Traite arabe · Commerce triangulaire · Traite des Blanches
* Phénomènes : Saartjie Baartman · Abraham Hanibal · Henry Box Brown ·

Abolition de l'esclavage (chronologie)
Sociétés antiesclavagistes

* Anti-Slavery Society > Anti-Slavery International
* American anti-slavery society
* Société antiesclavagiste belge
* Société des amis des Noirs
* Solidarité internationale trinitaire

Abolition française

* Décret d'abolition de l'esclavage du 29 août 1793 : 1ère abolition
* Loi du 20 mai 1802 : Rétablissement esclavage dans les colonies
* Décret d'abolition de l'esclavage du 27 avril 1848 : Abolition définitive
* Loi Taubira (mai 2001) : loi mémorielle

Personnalités
Esclavagistes (liste)
Ausone de Chancel · Madame Desbassayns · Francisco Félix de Sousa · William Henry Harrison · John Hawkins · Victor Hugues · James M. Mason · Rumaliza · Zachary Taylor · Tippo Tip
Abolitionnistes (liste)

* Espagne : Bartolomé de Las Casas
* États-Unis : Antoine Bénézet · John Woolman · Samuel Cornish · Theodore S. Wright · Lydia Marie Child · William Lloyd Garrison · Marie Weston Chapman · John Greenleaf Whittier · Frederick Douglass · Harriet Tubman · William Cullen Bryant · John Brown · Thaddeus Hyatt
* France : Henri Grégoire · Léger-Félicité Sonthonax · Victor Schoelcher · Cyrille Bissette · Alphonse de Lamartine
* Royaume-Uni : Samuel Johnson · Josiah Wedgwood · Granville Sharp · Olaudah Equiano · William Wilberforce · Thomas Clarkson · Zachary Macaulay

Esclaves : acteurs de la lutte contre l'esclavage

* Politiciens : Dutty Boukman · Jean-Jacques Dessalines · Frederick Douglass · Sojourner Truth
* Écrivains : Henry Bibb · Clara Brown · Hannah Crafts · Olaudah Equiano · Harriet Jacobs · Mende Nazer ·
* Guerriers : Crixus et Spartacus · Eunus · Georges Biassou · Toussaint Louverture · La Mulâtresse Solitude · Harriet Tubman
* Lutte par le droit : Furcy · Dred Scott (Scott v. Sandford) · James Somersett
* Personnalités actuelles : Francis Bok · Iqbal Masih


La traite désigne le commerce des êtres humains considérés comme des esclaves. Elle concerne toutes les périodes de l'Histoire ainsi que toutes sortes de populations, mais sa source la plus importante se trouve en Afrique. En général, il s'agit de la traite des Noirs, mais, en fonction de l'époque et de l'aire géographique considérée, on distingue plusieurs types de traites.

La traite arabe a concerné un territoire qui déborde de l'aire arabe ; les négriers n'étaient ni exclusivement musulmans, ni arabes : Persans, Berbères, Indiens, Javanais, Malais, Chinois, Juifs et Noirs ont participé à ces entreprises, à des degrés plus ou moins grands. Ainsi, une inscription trouvée à Java Est et datée de 860 après J.-C., mentionne, dans une liste de domestiques, la présence de Jenggi, c'est-à-dire de Zenj. Une inscription javanaise ultérieure parle d'esclaves noirs offerts par un roi javanais à la cour impériale de Chine. Il y avait aussi une traite visant des Européens, centrée sur la Méditerranée. L'un des plus grands centre de concentration et de vente d'esclaves, Tombouctou, n'était accessible qu'aux seuls musulmans.

D'un point de vue centré sur l'Occident, le sujet s'assimile à la traite arabe. Celle-ci a suivi trois types d'itinéraires au Moyen Âge :

* les routes terrestres à travers les déserts du Maghreb et du Machrek d'une part (itinéraire transsaharien) ;
* les routes maritimes à l'est de l'Afrique (mer Rouge et océan Indien) d'autre part (itinéraire oriental).
* la Méditerranée, où les pirates, en particulier ceux de la Régence d'Alger, capturaient des esclaves européens

Elle n'a pas eu les mêmes destinations que la traite transatlantique : elle a alimenté en esclaves noirs le monde musulman qui, à son apogée, s'étend sur trois continents, de l'océan Atlantique (Maroc, Espagne) à l'Inde et l'Est de la Chine. Elle a été plus étalée dans le temps : elle commence dès le Moyen Âge et s'arrête au début du XXe siècle : le dernier marché aux esclaves est fermé au Maroc en 1920[1] ; environ 1/3 des Éthiopiens[1] étaient des esclaves en 1923.



Sources et historiographie de la traite arabe [modifier]
Un sujet récent et soumis à controverse [modifier]
Le Marché aux esclaves (peinture occidentale orientaliste de Jean-Léon Gérôme, XIXe siècle)

L'histoire de la traite soulève de nombreux débats parmi les historiens. Les spécialistes s'interrogent en premier lieu sur le nombre d'Africains déportés. La question est difficile à résoudre à cause du manque de statistiques fiables : il n'existe aucun recensement systématique en Afrique au Moyen Âge, alors que les archives sont beaucoup plus fournies en ce qui concerne la traite atlantique (XVIe–XVIIIe siècles), bien que les livres de compte aient été souvent falsifiés. L'historien doit utiliser des documents narratifs et imprécis et faire des estimations soumises à caution : Luiz Felipe de Alencastro[2] annonce 8 millions d'esclaves africains déportés entre le VIIIe et le XIXe siècle par la traite arabe et transsaharienne. Christian Delacampagne propose le chiffre de 11 millions en se fondant sur l'étude de Ralph Austen[3]. Olivier Pétré-Grenouilleau a avancé le chiffre de 17 millions de Noirs réduits à l'esclavage (pour la même période et la même aire) lui aussi sur la base des travaux de Ralph Austen[4] - ce dernier évaluant la marge d'erreur de ses estimations à 25 %. Pour Jean Sévilla, 12 millions d'Africains ont été déportés par la traite arabe[5]. D'autres sources[1] évoquent un total de plus de 4,5 millions d'esclaves noirs déportés hors d'Afrique par la traite arabe rien qu'au XIXe siècle.

Pour certains, évoquer le passé négrier des musulmans revient à essayer de minimiser la traite transatlantique. Pourtant, « la traite vers l'océan Indien et la Méditerranée est bien antérieure à l'irruption des Européens sur le continent » [6]. Paul Bairoch avance le chiffre de 25 millions de Noirs ayant subi la traite arabe contre 11 millions ayant subi celle des Occidentaux[7].

Le deuxième obstacle à l'histoire de la traite arabe est celui des sources. Des documents étrangers aux cultures africaines sont à notre disposition : ils sont écrits par des lettrés qui s'expriment en arabe et nous proposent un regard partial et souvent condescendant sur le phénomène étudié. Il est vrai que depuis quelques années, la recherche historique sur l'Afrique connaît un formidable essor, grâce à l'utilisation de nouvelles méthodes et à de nouveaux questionnements. L'historien croise les apports de l'archéologie, de la numismatique, de l'anthropologie, de la linguistique et de la démographie pour pallier les carences de la documentation écrite.
Sources médiévales musulmanes [modifier]
Ibn Battûta, le premier géographe à se rendre en Afrique subsaharienne

Elles sont classées dans l'ordre chronologique ; les premiers lettrés du monde arabe ne se sont jamais rendus en Afrique noire avant le XIVe siècle. Ils reprennent donc souvent les légendes et les préjugés sur les Africains et perpétuent les géographes de l'Antiquité (Hérodote, Pline l'Ancien ou encore Ptolémée).

* Al Masudi (mort en 957), Muruj adh-dhahab ou Les Prairies d'or, qui est le manuel de référence des géographes et des historiens du monde musulman. Il a beaucoup voyagé à travers le monde arabe ainsi qu'en Extrême-Orient.
* Ya'qubi (IXe siècle), Livre des pays
* Al Bakri, auteur du Routier de l'Afrique blanche et noire du Nord-Ouest, rédigé à Cordoue vers 1068, nous renseigne sur les Berbères et leurs activités ; il a recueilli des témoignages sur les routes caravanières du Sahara.
* Al Idrissi (mort vers 1165), Description de l'Afrique et de l'Espagne
* Ibn Battûta (mort en 1377), le premier géographe de culture musulmane à se rendre en Afrique subsaharienne, à Gao et à Tombouctou ; son ouvrage principal s'intitule Présent à ceux qui aiment à réfléchir sur les curiosités des villes et les merveilles des voyages.
* Ibn Khaldoun (mort en 1406), historien et philosophe d' Afrique du Nord. Certains le considèrent comme l'historien des sociétés arabe, berbère et perse. Il est l'auteur des Prolégomènes historiques et d'une Histoire des Berbères.
* Ahmad al-Maqrîzî (mort en 1442), historien égyptien, on lui doit notamment une description des marchés du Caire.
* Léon l'Africain (mort en 1548), auteur d'une précieuse description de l'Afrique
* Rifa'a al-Tahtawi (mort en 1873), qui traduisit des ouvrages médiévaux de géographie et d'histoire. Son ½uvre porte surtout sur l'Égypte musulmane.
* Joseph Cuoq, Recueil des sources arabes concernant l'Afrique occidentale du VIIIe au XVIe siècle, Paris, 1975.

Témoignages européens (XVIe ‑ XXe siècles) [modifier]

* Joao de Castro, Roteiro de Lisboa a Goa, 1538
* Moreau de Charbonneau, administrateur et explorateur français du Sénégal au XVIIe siècle : De l'origine des Nègres d'Afrique
* James Bruce, (1730-1794), Travels to Discover the Source of the Nile , 1790
* René Caillié, (1799-1838), Journal d'un voyage à Tombouctou
* Henry Morton Stanley, (1841-1904), À travers le continent mystérieux, 1878
* Miguel de Cervantes Saavedra, (1547-1616), El trato de Argel, Los baños de Argel
* À la fin du XIXe siècle, des voyageurs anglais photographient des esclaves noirs près de Zanzibar.
* Joseph Kessel (1898-1979) est un grand reporter et un romancier français, qui navigua avec les négriers de la mer Rouge.
* Théodore Monod écrivait dans les années 1930 : « la plus lucrative marchandise que transportaient les caravanes arabes et touarègues du Soudan vers l'Afrique du Nord fut l'esclave noir [...] Aujourd'hui, la traite a virtuellement disparu, mais des cas de vente sur place peuvent se produire encore [...][8]. »

Autres sources [modifier]

* Tradition orale africaine
* Chronique de Kilwa (Afrique orientale), XVIe siècle
* Numismatique : analyse des trésors et de la diffusion des monnaies.
* Archéologie : architecture des comptoirs et des villes de la traite
* Iconographie : miniatures arabes et persanes des grandes bibliothèques
* Gravures des ouvrages européens de l'époque moderne et contemporaine
* Photographies, à partir du XIXe siècle

Le contexte historique et géographique de la traite arabe [modifier]

Il convient de rappeler brièvement dans quel espace et quelle époque se manifeste la traite arabe et transsaharienne. Il n'est pas question de détailler l'histoire du monde arabo-musulman, ni celle de l'Afrique noire, mais de poser quelques repères qui facilitent la compréhension de la traite dans cette partie du monde.
Le monde arabo-musulman [modifier]

La religion musulmane apparaît au VIIe siècle de l'ère chrétienne. En une centaine d'années, elle se diffuse rapidement dans l'ensemble du bassin méditerranéen portée par les Arabes qui conquièrent l'Afrique du Nord occupée de longue date par les Berbères. Rapidement convertis, ces derniers étendent la domination musulmane à la péninsule ibérique où ils prennent la place du royaume wisigoth. Les Arabes intègrent l'Asie occidentale et défont les Byzantins et les Perses sassanides. Ces régions sont donc diverses par leur peuplement et connaissaient déjà l'esclavage et la traite des Africains depuis l'Antiquité. Elles sont en partie unifiées par la culture arabo-musulmane, dont les fondements sont religieux et urbains ; elles utilisent l'arabe et le dinar dans les transactions commerciales. La Mecque en Arabie est la ville sainte vers laquelle tous les musulmans, quelle que soit leur origine, partent en pèlerinage. Le Coran, livre saint de l'islam, tolère la mise en esclavage des non-musulmans[9]. En principe, la notion de liberté est d'ailleurs prêchée par Mahomet. En effet, l'un des premiers affranchis (zinj) fut libéré par le prophète, qui l'acheta à son maître. Il fut ensuite nommé à la tâche de l'appel à la prière. Les docteurs et les sages musulmans ont souvent encouragé les affranchissements. Une part du budget de l'État est réservée pour l'émancipation systématique des esclaves : (Cor. IX, Le repentir : 60) : « Les Sadaqats (impôt-aumône obligatoire=Zakat) ne sont destinés que pour les pauvres, les indigents, ceux qui y travaillent, ceux dont les c½urs sont à gagner à l'islam, l'affranchissement des jougs, ceux qui sont lourdement endettés, dans le sentier de Dieu, et pour le voyageur en détresse. C'est un décret de Dieu ! Et Dieu est Omniscient et Sage. »[10]

Après la chute de la dynastie des Omeyyades (750), le monde musulman se morcelle en plusieurs entités politiques (califats, émirats, sultanats) souvent rivales. Au XIe siècle, l'irruption des Turcs venus d'Asie centrale bouleverse la géographie du Proche-Orient et de l'Afrique du Nord, avec l'instauration de l'empire ottoman (1599-1922).

La civilisation arabo-musulmane repose sur un réseau de villes et d'oasis aux fonctions de négoce développées dont le c½ur est le marché (souk, bazar). Ces cités sont reliées entre elles par un système de routes qui traversent des régions semi-arides ou désertiques. Ces pistes sont parcourues par des convois et les esclaves noirs constituent une partie du trafic caravanier.
Article détaillé : Civilisation islamique.
L'Afrique (VIIIe – XIXe siècles) [modifier]
L'Afrique au XIIIe siècle : carte montrant les flux et les principaux protagonistes de la traite arabe

À partir du VIIIe siècle, l'Afrique est dominée par les Arabes dans sa partie nord : l'islam progresse vers le Sud du continent par le Nil et par les pistes du désert.

La densité de la population du Sahara est faible. Cependant, il existe depuis l'Antiquité des cités qui vivent du commerce (sel, or, esclaves[réf. nécessaire], tissus) et de l'agriculture irriguée : Tahert, Oualata, Sijilmassa, Zaouila, etc. Elles sont dirigées par des chefs berbères (Touaregs)[réf. nécessaire] ou arabes. Leur indépendance est relative et dépend de la puissance des états du Maghreb et de l'Égypte.
« Maures pillant un village nègre » (gravure de 1814)

Au Moyen Âge, l'Afrique sub-saharienne est appelée Soudan par les Arabes, ce qui découle de l'arabe soudanen désignant « les noirs ». C'est en effet le pluriel de l'expression « il est noir ». Elle constitue un réservoir de main d'½uvre servile pour l'Afrique du Nord et l'Afrique saharienne. Cette région est marquée par la domination de plusieurs États : empire du Ghana, empire du Mali, royaume du Kanem-Bornou. Ces États comptent des villes prestigieuses qui prospèrent grâce à leur situation de carrefour : Tombouctou (Mali), Koumbi, Djenné, Gao, etc.

En Afrique orientale, le littoral de la mer Rouge et de l'océan Indien est sous le contrôle des musulmans, et les marchands arabes sont nombreux sur le littoral. La Nubie est déjà dans l'Antiquité une zone d'approvisionnement en esclaves. La côte éthiopienne, surtout la porte de Massaoua et l'archipel de Dahlac, a longtemps été un centre pour l'exportation des esclaves de l'intérieur, même sous l'ère d'Aksoum[11]
Esclaves dans l'est de l'Afrique, XIXe siècle

La dynastie salomonique d'Éthiopie exporte souvent des esclaves nilotiques de ses provinces frontières occidentales et aussi des provinces musulmanes récemment conquises[12]. Des sultanats musulmans, comme celui d'Adal envoient aussi des esclaves[13]. Sur la côte de l'océan Indien apparaissent également des postes de traite fondés par les Arabes et les Persans. L'archipel de Zanzibar, au large de la Tanzanie actuelle, est sans doute l'exemple le plus notoire de ces comptoirs. L'Afrique de l'Est et l'océan Indien restent jusqu'au XIXe siècle une aire importante de la traite arabe. David Livingstone et Stanley sont alors les premiers Européens à pénétrer à l'intérieur du bassin du Congo et à découvrir l'ampleur de l'esclavage. Tippo Tip étend sa domination et fait de nombreux esclaves. Après l'implantation des Européens dans le golfe de Guinée, la traite transsaharienne devient moins importante. À Zanzibar, l'esclavage est aboli tardivement en 1897 sous le sultan Hamoud bin Mohammed.

Le reste de l'Afrique n'a pas de contact direct avec les négriers musulmans.
L'Europe (VIIe ‑ XIXe siècles) [modifier]

Dans les premiers temps de l'islam, les tribus guerrières du Caucase ainsi que les marchands vénitiens vendent aux Arabes des prisonniers en provenance des pays slaves, encore païens. Les païens slaves, plutôt que d'être convertis de force ou exécutés en cas de refus, étaient vendus comme esclaves pour couvrir les frais des expéditions.

À partir du XIIIe siècle, après l'installation de comptoirs génois et vénitiens en mer Noire, les peuples du Caucase deviennent eux-mêmes une source d'esclaves appréciés surtout en Europe, en même temps que les Russes et les Circassiens. Les esclaves originaires des alentours de la mer Noire sont ceux auxquels les musulmans d'Égypte attribuent les plus grands qualités : loyauté, courage, qualités guerrières et cætera. Ils sont donc très prisés en Égypte, importés en grand nombre, parfois avec l'aide de marchands européens, et arrivent même parfois à des positions de pouvoir tellement importantes qu'il leur devient possible d'y établir toute une dynastie d'anciens esclaves, connue sous le nom d'ère mamelouke. Ainsi, si la proportion d'hommes et de femmes esclaves déportés de cette région est difficile à estimer, les sources prouvent une majorités d'esclaves mâles arrivant en pays arabes, mais une forte majorité de femmes esclaves vendues en Occident méditerranéen.[14]

À la fin du Moyen Âge, comme le vivier slave s'épuise du fait de la christianisation de l'Europe orientale, les Musulmans se tournent vers les pirates qui écument la Méditerranée, en particulier vers la Régence d'Alger. Ceux-ci effectuent des razzias sur les villages côtiers des rivages européens. Le souvenir des combats livrés par les habitants à ces pirates perdure dans la tête de prisonnier maure qui sert d'emblème à la Corse. On évalue à plus d'un million le nombre d'habitants enlevés en Europe occidentale entre 1500 et 1800, mais ces razzias ont en réalité commencé dès l'arrivée de l'islam en Afrique du Nord et en Espagne au VIIIe siècle et n'ont cessé qu'avec la conquête de l'Afrique du Nord par les Européens au milieu du XIXe siècle. La proportion d'hommes et de femmes est très difficile à évaluer, car les méthodes de calcul ne sont pas fiables. Or, les femmes étaient très peu proposées au rachat et représentaient 5 personnes capturées sur 8 en moyenne lors des razzias terrestres (qui rapportaient le plus d'esclaves), mais étaient très peu représentées dans les prises en mer (sur les navires capturés). En Europe orientale et dans les Balkans, pendant la même période, les Ottomans prélevèrent environ trois millions d'esclaves. Mais l'expansion européenne, à partir de la fin du XVIIIe siècle, diminua progressivement le nombre et l'importance de ces razzias.

En 1831, lors de la prise d'Alger, les troupes françaises libérèrent 220 esclaves chrétiens.
Au XXe siècle et de nos jours [modifier]

En 1924, la commission temporaire sur l'esclavage de la Société des Nations écrit : « la traite des esclaves est ouvertement pratiquée dans plusieurs États musulmans, dans la péninsule arabique en particulier, et surtout dans le Hedjaz ».

La dernière caravane d'esclaves noirs signalée passe à travers le Sahara en 1929.

Il y avait entre 100 000 et 250 000 esclaves en Arabie saoudite avant l'abolition officielle de l'esclavage en 1962.

La fin réelle de la traite des esclaves à Zanzibar n'eut lieu qu'en 1964.

Selon la Commission des Nations Unies sur les Droits de l'Homme, en 2000, entre 5 et 14 000 personnes sont esclaves au Soudan [15] ; selon l'organisation Christian Solidarity International, environ 100 000.
Les acteurs de la traite arabe [modifier]
Mansa Moussa, empereur du Mali, carte du XIVe siècle

Les esclaves noirs étaient capturés, transportés et achetés par des personnages très différents. La traite passait par une série d'intermédiaires et enrichissait une certaine partie de l'aristocratie musulmane.

L'esclavage se nourrissait des guerres entre peuples et États africains, ce qui donnait lieu à une traite interne. Les vaincus devaient un tribut constitué d'hommes et de femmes réduits en captivité. Sonni Ali Ber (1464–1492), empereur du Songhaï, a mené de nombreuses guerres pour étendre son territoire. Bien qu'il fût musulman, il a réduit en esclavage d'autres musulmans vaincus[16]. La dynastie des Askia (Mali) a eu la même politique[17].

Aux VIIIe et IXe siècles, les califes avaient tenté d'organiser la colonisation des rivages africains de l'océan Indien à des fins commerciales. Mais ces établissements ont été éphémères, souvent fondés par des exilés ou des aventuriers. Le sultan du Caire envoyait des trafiquants d'esclaves pour opérer des raids sur les villages du Darfour. Des bandes armées aux ordres de marchands allaient incendier les villages et rapportaient des captifs, souvent des femmes et des enfants. Face à ses attaques, les populations formaient des milices, érigeaient des tours et des enceintes afin de protéger leurs villages.

Les marchands arabes et berbères d'Afrique du Nord échangeaient des esclaves contre de l'or, du sel, des épices ou des métaux dans les Empires d'Afrique occidentale. Ainsi, dans la capitale de l'empire du Ghana (IXe-XIe siècles) Koumbi-Saleh, la population était répartie par quartiers en fonction des ethnies, des clans et des activités : le quartier des blancs étaient réservés aux marchands arabes qui disposaient de mosquées alors que l'Empire était majoritairement animiste[18]. L'Empire du Mali (XIIIe-XVe siècles) a poursuivi les échanges avec les États d'Afrique du Nord et l'on a rencontré des marchands arabes et juifs dans les villes[19].
Buts de la traite et de l'esclavage [modifier]
Esclaves enchaînés en Afrique orientale (XIXe siècle)

Les motifs économiques étaient les plus évidents. Dès les débuts de la conquête arabo-musulmane, le manque de main-d'½uvre entraîna le besoin d'utiliser des esclaves sur les chantiers ou dans les mines de sel. La traite occasionnait de grands profits pour ceux qui la maîtrisaient. Plusieurs cités se sont enrichies et ont prospéré grâce au trafic des esclaves, aussi bien au Soudan qu'en Afrique orientale. Dans le désert du Sahara, les chefs lançaient des expéditions contre les pillards de convois. Les souverains du Maroc médiéval avaient fait construire des forteresses dans les régions désertiques qu'ils dominaient afin d'offrir des haltes protégées aux caravanes. Le sultan d'Oman a transféré sa capitale à Zanzibar (Zanzibar signifie « marché aux esclaves »), car il avait bien saisi l'intérêt économique de la traite arabe. Plusieurs milliers d'esclaves transitaient par Zanzibar chaque année au XIXe siècle avant d'être déportés en Arabie, voire au Brésil. Le palais du sultan témoigne encore de sa fortune. Plusieurs milliers d'autres hommes travaillaient de force dans les plantations.

Il existait en outre des raisons sociales et culturelles à la traite : en Afrique subsaharienne, la possession d'esclaves était le signe d'appartenance à un haut rang social. Dans l'aire arabo-musulmane, les harems nécessitaient un « approvisionnement » en femmes.

Pour finir, il est impossible d'ignorer la dimension religieuse et raciste de la traite. Punir les mauvais musulmans ou les païens tenait lieu de justification idéologique à l'esclavagisme : les dirigeants musulmans d'Afrique du Nord, du Sahara et du Sahel lançaient des razzias pour persécuter les infidèles : au Moyen Âge, l'islamisation était en effet superficielle dans les régions rurales de l'Afrique. Les lettrés musulmans invoquaient la suprématie raciale des Blancs, qui se fondait sur le récit de la malédiction proférée par Noé dans l'Ancien Testament (Genèse 9:20-27). Selon eux, elle s'appliquait aux Noirs, descendants de Cham, le père de Canaan, qui avait vu Noé nu (une autre interprétation les rattache à Koush, voir l'article). Les Noirs étaient donc considérés comme « inférieurs » et « prédestinés » à être esclaves. Plusieurs auteurs arabes les comparaient à des animaux[18]. Le poète Al-Mutanabbi méprisait le gouverneur égyptien Abu al-Misk Kafur au Xe siècle à cause de la couleur de sa peau[18]. Le mot arabe abid qui signifiait esclave est devenu à partir du VIIIe siècle plus ou moins synonyme de « Noir »[20]. Quant au mot arabe zanj, il désignait de façon péjorative les Noirs[21]. Ces jugements racistes étaient récurrents dans les ½uvres des historiens et des géographes arabes : ainsi, Ibn Khaldoun a pu écrire au XIVe siècle : « Les seuls peuples à accepter vraiment l'esclavage sans espoir de retour sont les nègres, en raison d'un degré inférieur d'humanité, leur place étant plus proche du stade de l'animal »[22]. À la même période, le lettré égyptien Al-Abshibi écrivait « Quand il [le Noir] a faim, il vole et lorsqu'il est rassasié, il fornique. » [23]. Les Arabes présents sur la côte orientale de l'Afrique utilisaient le mot « cafre » pour désigner les Noirs de l'intérieur et du Sud. Ce mot vient de « kāfir » qui signifie « infidèle » ou « mécréant »[24].
Géographie de la traite arabe [modifier]
Zones d'« approvisionnement » [modifier]
Différentes sortes de cauris ; le cauri était un coquillage servant de monnaie pour la traite arabe en Afrique

Les marchands d'esclaves orientaux se fournissaient en Europe (traite des blancs). Les Danois (Varègues) s'implantaient dans la région de la Volga (notamment Volgograd) et négociaient des slaves capturés avec des marchands arabes et/ou musulmans, voire même juifs (voir l'article Radhanites). Les esclaves circassiennes étaient remarquées dans les harems et nombreuses sont les odalisques provenant de cette région sur les peintures orientalistes. Pour la composition des harems, des esclaves de confessions différentes que celle de l'islam étaient appréciés, et ce pour tous les rôles (gardien, serviteur, odalisque, houri, musicien, danseur, nain de cour). Le califat abbasside de Bagdad (750-1258) importa des dizaines de milliers d'esclaves originaires d'Asie centrale et d'Afrique orientale[25]. Au IXe siècle, le calife Al-Amin possédaient environ 7 000 eunuques noirs (qui étaient complètement émasculés) et 4 000 eunuques blancs (qui étaient castrés)[26],[27]. Les gardes blancs du calife de Bagdad (Grecs, Slaves, Berbères, Turcs) sont à l'origine des Mamelouks[28]. Dans l'empire ottoman, le dernier eunuque noir, l'Éthiopien Hayrettin Effendi, a été affranchi en 1918.

Les esclavons d'origine slave en al-Andalus provenaient des Varègues qui les avaient capturés. Ils étaient placés dans la garde du Calife et prenaient graduellement des positions importantes dans l'armée (ils devenaient les saqālibas), et allaient même remporter des taifas après la guerre civile ayant mené à l'implosion du califat occidental. Des colonnes d'esclaves alimentant les grands harems cordouan, sévillan et grenadin étaient constituées par des mercadères radhanites à partir des terres germaniques et du reste de l'Europe du Nord encore non contrôlé par l'empire carolingien. Ces colonnes traversaient le sillon rhodanien pour gagner les terres au sud des Pyrénées. Les eunuques castrés à Verdun étaient envoyés vers les mondes byzantin et musulman via les ports méditerranéens[29].

Sur les mers, les barbaresques opéraient ce trafic dès qu'ils pouvaient capturer des personnes en abordant les navires ou faisant des incursions sur les côtes.

La Nubie, l'Éthiopie et l'Abyssinie étaient aussi des régions « exportatrices » : au XVe siècle, des esclaves abyssins étaient présents en Inde où ils travaillent sur les navires ou comme soldats[30]. Ils ont fini même par se révolter et par prendre le pouvoir (dynastie des rois Habshi dans le Bengale 1487-1493)[31].

Le Soudan et l'Afrique saharienne constituaient une autre aire de « prélèvement », mais il est impossible d'en dire l'ampleur précise, faute de sources chiffrées. Les premiers esclaves noirs originaires d'Afrique de l'Ouest sont emmenés dans le nord du continent par les marchands arabes dès le VIIe siècle[32]. On les retrouve aussi dans les plantations de canne à sucre en Espagne et en Sicile au Moyen Âge[32] ; au XIVe siècle, certains sont revendus en Europe pour travailler comme domestiques en ville.

Enfin, le trafic d'esclaves touchait l'Afrique de l'Est, mais l'éloignement et l'hostilité des populations locales a ralenti l'essor de cette traite arabe. Au XVIIe siècle, la VOC néerlandaise achetait aux marchands musulmans de Madagascar des esclaves, qui étaient déportés vers la Colonie du Cap ou vers l'Indonésie[33]. Les Arabes et les Persans étaient présents jusqu'à Sofala, sur la côte du Mozambique actuel[34].
Les routes [modifier]
Forteresse au Maroc

Les pistes caravanières, aménagées à partir du IXe siècle, passaient par les oasis du Sahara : les déplacements étaient dangereux et pénibles à cause des contraintes climatiques et des distances. Les grands convois transportaient des esclaves depuis l'époque romaine mais aussi toutes sortes de produits qui servaient au troc. Contre les attaques des nomades du désert, des esclaves étaient employés à former une bonne escorte. Les esclaves qui ralentissaient la progression de la caravane étaient tués. D'après l'historien Ralph Austen[35], le taux de mortalité entre le moment de la capture et la vente était compris entre 6 et 20 % selon les parcours (le trajet vers le Maroc étant relativement peu meurtrier, alors que la traversée du Sahara en direction de la Libye pouvait se solder par une hécatombe[5]). En Asie, les convois d'esclaves sont attestés pour le XIIIe siècle sur la route de la soie[9].

Les routes maritimes sont moins bien connues des historiens. Grâce aux documents iconographiques et aux récits de voyage, on imagine que le trajet se faisait sur des boutres et des jalbas, navires arabes qui servaient de moyens de transport en mer Rouge. La traversée de l'océan Indien se faisait dans des conditions tout aussi épouvantables que celle de l'océan Atlantique. Elle devait nécessiter plus de moyens et une organisation plus poussée que le transport terrestre. Les navires venant de Zanzibar faisaient escale sur les îles de Socotra ou d'Aden avant de se diriger vers le golfe Persique ou l'Inde. Les esclaves étaient vendus jusqu'en Inde et même en Chine : une colonie de marchands arabes était installée à Canton[36],[9]. Des négriers chinois achetaient des esclaves noirs (Hei-hsiao-ssu) à des intermédiaires arabes ou bien s'approvisionnaient directement chez les Somalis qui pratiquaient aussi les échanges d'esclaves négroides capturés dans les régions du Nord-Est du Kenya actuel[37]. Serge Bilé cite un texte du XIIe siècle qui nous apprend que « la plupart des familles aisées de Canton possédaient des esclaves noirs [...] qu'elles tenaient néanmoins pour des sauvages et des démons à cause de leur aspect physique »[38]. Les souverains chinois ont lancé au XVe siècle des expéditions maritimes vers l'Afrique orientale, menées par l'amiral Zheng He. Leur but était d'accroître leur influence commerciale. Les Barbaresques razziaient les côtes méditerranéennes et faisaient des chrétiens des esclaves, dont l'effectif fut toujours de 25 000 à 30 000 au sud de la Méditerranée[5].
Le troc [modifier]
Marché aux esclaves au Yémen, XIIIe siècle

Les esclaves étaient souvent troqués contre des objets de natures diverses : au Soudan, on les échangait contre des cotonnades, des objets de pacotille, des toiles, etc. Au Maghreb, ils étaient obtenus contre des chevaux. Dans les cités du désert, pièces de toile, vaisselle, perles de verre vénitiennes, produits tinctoriaux et bijoux servaient de moyen de paiement. La traite des Noirs s'insérait donc dans un réseau d'échanges diversifiés. À côté des pièces d'or, le cauri, un coquillage venant de l'océan indien ou de l'océan atlantique (Canaries, Luanda) servait également de monnaie dans toute l'Afrique noire (on achetait la marchandise en sacs de cauris).
Les marchés et les foires aux esclaves [modifier]

Les esclaves noirs étaient vendus dans les villes du monde musulman. En 1416, al-Maqrizi raconte que des pèlerins venus du Tekrour (près du fleuve Sénégal) avaient emporté avec eux 1 700 esclaves à La Mecque[39]. En Afrique du Nord, le Maroc, Alger, Tripoli et Le Caire étaient les principaux marchés d'esclaves. Ces derniers pouvaient être castrés, y compris les enfants, dont beaucoup mouraient des suites de cette opération. Les ventes avaient lieu sur les places publiques et dans les souks. Les acheteurs potentiels procédaient à un examen attentif de la « marchandise » : ils vérifiaient l'état de santé de la personne, présentée souvent nue et les mains liées[40]. Au Caire, la transaction des eunuques et des concubines se faisait dans des maisons privées et il existait un syndicat de négriers au Moyen Âge. Le prix variait selon la qualité de l'esclave. Une femme blanche ou un jeune garçon avaient plus de valeur que d'autres[41]. L'empereur du Mali Kouta Moussa partit en pèlerinage à La Mecque en 1324 ; selon l'auteur égyptien Al-Omary, le souverain acheta des esclaves pendant son séjour au Caire, notamment des mamelouks et des femmes blanches, musulmanes et chrétiennes[42].
Villes et ports impliqués dans la traite arabe [modifier]
Zanzibar (Tanzanie) : le vieux fort à Stone Town, dont la construction débuta en 1698

* Afrique du Nord :
o Marrakech (Maroc)
o Alger (Algérie)
o Tripoli (Libye)
o Le Caire (Égypte)
o Assouan (Soudan)


* Afrique sub-saharienne
o Aoudaghost
o Tombouctou (Mali)
o Gao
o Bilma



* Afrique orientale :
o Mogadiscio (Somalie)
o Bagamoyo, Ujiji, Unyanyembe, Zanzibar (Tanzanie)
o Kilwa
o Sofala (Beira, Mozambique)
o Kabambare, Kasongo, Nyangwe (RD Congo)
* Péninsule arabe :
o La Mecque
o Zabid (Yémen)
o Mascate (Oman)
o Aden (Yémen)
o Socotra

Notes et références [modifier]
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# Posted on Monday, 30 November 2009 at 5:54 AM

LISTE DES INVENTEURS ET SAVANTS NOIRS MISE A L'OMBRE

LISTE DES INVENTEURS ET SAVANTS NOIRS MISE A L'OMBRE
Liste non exhaustive des inventeurs noirs
et leurs inventions oubliés par l'histoire et dont l'honneur et les brevets d'inventions ont été volé par les propriétaires d'esclaves


1. LA LAMPE ÉLECTRIQUE : inventée le 13.09.1881 par Joseph V. Nichols et Lewis H. Latimer.

2. L'ANTENNE PARABOLIQUE : inventée le 07 juin 1887 par Granville T. Woods

3. LA PRODUCTION SUCRIERE AMELIOREE : inventée par Norbert Rilleux

4. L'AIGUILLAGE DES TRAINS : inventé le 31 octobre 1899 par William F. Burr

5. L'EXCAVATRICE DES POMMES DE TERRE : inventée le 23 avril 1895 par F.J. Wood

6. CAPSULES DES BOUTEILLES ET JARRES : inventée le 13.9.1898

7. BIDON (JERRICANE) : inventé le 17 février 1891 par Albert C. Richardson

8. PANNEAU DE PROTECTION DES LITS : inventé le 13 août 1895 par Lewis A. Russel

9. MOTEUR A COMBUSTION : inventé le 05 juillet 1892 par Andrew J. Beard

10. MASQUE A GAZ : inventé le 13 octobre 1914 par Garett A. Morgan

11. BOUCHE DE SECOURS INCENDIE : inventée le 07 mai 1878 par Joseph R. Winters

12. LA CHAISE BALANCOIRE : inventée le 15 novembre 1881 par Payton Johnson

13. CHARPENTE METALLIQUE (DE VOITURE) : inventée le 02 février 1892 par Carter William

14. TABLE DE CUISSON A VAPEUR : inventée le 26 octobre 1897 par Carter William

15. LENTILLES DE PROTECTION DES YEUX : inventée le 02 novembre 1880 par Powell Johnson

16. L'ASCENSEUR : inventé le 11 octobre 1867 par Alexander Miles

17. LE TAILLE CRAYON : inventé le 11 octobre 1867 par John L. Loove

18. DISPOSITIF DE COUPLAGES DES VOITURES DE TRAIN : inventé le 10.10.1899 par Andrew J. Beard

19. LES MANEGES POUR DIVERTISSEMENT : inventés le 19 décembre 1899 par Granville T. Woods

20. LA CHEMINEE DE LOCOMOTIVE : améliorée le 23 mai 1871 par Landron Bell

21. LA LANTERNE ou LA LAMPE TEMPETE : inventée le 19 août 1884 par Michael C. Hamey

22. LE PIANO MECANIQUE : inventé le 11 juin 1912 par Joseph H. Dickinson





23. L'AMENAGEMENT DES WAGONS-LITS : inventé le 08 octobre 1870 par John W. West

24. LA BALANCE PORTABLE : inventée le 03 novembre 1896 par John W. Hunter

25. LES W.C ( TOILETTES ) : inventés le 19 décembre 1889 par Jérome B. Rhodes

26. LE CACHET ET LE TAMPON : inventés le 27 février 1883 par William B. Purvis

27. LE REFRIGERATEUR ( FRIGO ) : inventé le 14 juillet 1891 par John Stenard

28. L'INTERRUPTEUR ( LE COMMUTATEUR ) : inventé le 1er janvier 1889 par Granville T. Woods

29. LE REVELATEUR PHOTOGRAPHIQUE : inventé le 23 avril 1895 par Clatonia Joaquin Dorticus

30. LA GALOCHE ( COUVRE CHAUSSURE ) :inventée le 08 février 1898 par Alvin L. Rickman

31. LA MACHINE A COMPOSTER : inventée le 22 juin 1897 par William Barry

32. LA FONDEUSE-MOULEUSE : inventée le 14 mars 1876 par David A.Fisher

33. LE BALAI-LAVEUR : inventé le 13 juin 1893 par Thomas W.Steward

34. LA MACHINE A ECRIRE : inventée le 07 avril 1885 par Lee S. Burridge et Newman R. Mashman

35. LE PROTEGE-DOCUMENT ( papiers ) : inventé le 02 novembre 1886 par Henry Brown

36. LE MANCHE D'ENREGISTREUR : inventé le 08 janvier 1918 par Joseph Hunter Dickinson

37. LE SYSTEME D'ALARME DES TRAINS : inventé le 15 juin 1897 par Richard A. Butler

38. LA TERRINE ou LA MOULE A GLACES : inventée le 02 février 1897 par Alfred L. Cralle

39. LE SECHE-LINGE : inventé le 07 juin 1892 par George T. Sampson

40. LA PEINTURE ET LES COLORANTS : inventés le 14 juin 1927 par George Washington Carver

41. LES FREINS DE VOITURE : inventés le 06 août 1872 par John V. Smith

42. LA MACHINE A PETRIR : inventée le 07 août par Joseph H.Dickinson

43. LA MACHINE DE CORDONNERIE : inventée le 20 mars 1884 par Jan E. Matzeliger

44. LE STYLO PLUME A RESERVOIR : inventé le 07 janvier 1890 par William B. Purvis

45. LE TUNEL POUR TRAIN ELECTRIQUE : inventé le 17 juillet 1888 par Granville T. Woods

46. LE FEU DE SIGNALISATION (feu rouge) : inventé le 20 novembre 1923 par Garett A. Morgan

47. LA GUITARE : inventée le 30 mars 1886 par Robert F. Flemmings Jr

48. LA BOITE AUX LETTRES : inventée le 27 octobre 1891 par Philip B. Downing

49. LE PEIGNE A CHEVEUX : inventé le 21 décembre 1920 par Walter H. Sammons

50. LE TROLLEY ELECTRIQUE SUR RAIL : inventé le 19 septembre 1893 par Elbert R. Robinson

51. LES COUPES-BISCUITS MECANIQUES : inventés le 30 novembre par Alexander Ashbourne

52. LE FOUET BATTEUR D'¼UFS : inventé le 05 février 1884 par Willis Johnson

53. LA TABLE DE REPASSAGE : inventée en 1892 par Sarah Boone

54. LES ROTATIVES DE PRESSE (imprimerie) : inventées le 17 septembre 1878 par W.A Lavalette

55. LE SYSTEME DE SECURITE DES ASCENSEURS : inventé le 02 avril 1895 par James Cooper

56. LA BALAYEUSE DES RUES : inventée le 17 mars 1890 par Charles B. Brooks

57. LE PORTE-BAGAGES DU VELO : inventé le 26 décembre 1899 par Jerry M. Certain

58. LES SYSTEMES ET LES APPAREILS TELEPHONIQUES : inventés le 11.10.1887 par Granville T. Woods

59. LA TONDEUSE A GAZON : inventée le 09 mai 1899 par John Albert Burr


60. LES VITESSES AUTOMATIQUES (des véhicules) : inventées le 06 décembre 1932 par Richard B. Spikes

61. LES POUBELLES (bac à ordures) : inventées le 03 août 1897 par Lloyd P. Ray

62. LA PRESSE A AGRUME : inventée le 08 décembre 1896 par John T. White

63. LES PORTES DE SECURITE (pour ponts à bascules) : inventées le 07 octobre 1890 par Humphrey Reynolds

64. LE THERMOSTAT : inventé le 06 mars 1928 par David N. Crosthwait Jr

65. LE CADRE DU VELO : inventé le 10 octobre 1899 par Isaac R. Johnson

66. LE FER A CHEVAL : inventé le 23 août 1892 par Oscar E. Brown

67. LE LANDAU (poussette) : inventé le 18 juin 1889 par William H. Richardson

68. LE PIEGE A RAT AUTOMATIQUE : inventé le 31 août 1881 par Williaù S. Campbell

69. LA MOISSONNEUSE-BATTEUSE : inventée le 07 août par Robert P. Scott

70. LA SELLE DE CHEVAL : inventée par William D. Davis

71. LE MORS DE CHEVAL : inventé le 25 octobre 1892 par Lincoln F. Brown

72. LE COUVRE SABOT (pour chevaux) : inventé le 19 avril 1892 par Robert Coates

73. LA CROSSE DE GOLF : inventée le 12 décembre par George F. Grant

74. LE CONDITIONNEMENT D'AIR (split) : inventé le 12 juillet 1949 par Frederck M. Jones

75. LA GACHETTE DE FUSIL (le détonateur) : inventée le 03 mai 1897 par Edward R. Lewis

76. APPAREILS AUTOMATIQUES DE PÊCHE : inventés le 30 mai par George Cook

77. L'ARROSOIR DE GAZON : inventé le 4 mai 1897 par Joseph H. Smith

78. LE TELEGRAPHE DES CHEMINS DE FER : inventé le 28 août 1888 par Granville T. Woods

79. LES APPAREILS de TRANSMISSION de messages via l'électricité : inventés le 7 avril 1885 par Granville T. Woods

80. LE DISPOSITIF DE TRANSFERT des courriers postaux : inventé le 24 mai 1917 par J.C. Jones

81. EXTINCTEUR DE FEU : inventé le 26 mars 1872 par Thomas J. Martain

82. LE DISPOSITIF DE TRANSPORT DES FRETS : inventé le 10 octobre 1899 par John W. Butts

83. LE LIT PLIANT : inventé le 18 juillet 1899 par L.C. Bailey

84. LES TRINGLES DES RIDEAUX : inventés le 04 août 1896 par W.S Grant

85. LE CANAPE-LIT CONVERTIBLE : inventé le 05 octobre 1897 par J.H. Evans

86. LAVE-VITRES ELECTRIQUES : inventé le 27 septembre 1882 par A.L. Lewis

87. LA MOISSONNEUSE : inventée le 03 juin 1890 par H.L. Jones

88. LE DIRIGEABLE : inventé le 20 février 1900 par J.F. Pickering

89. LA RAMASSEUSE DE COTON : inventée le 05 juin 1894 par Georges W. Murray

90. LES LUBRIFIANTS DE MOTEUR : inventés le 15 novembre 1898 par Elijah Mc Coy

91. LA MACHINE DE GRAISSAGE A VAPEUR : inventée le 04 juillet 1876 par Elijah Mc Coy

92. BANDE MAGNETIQUE D'ORDINATEURS : inventée le 24 août 1971 par Larry T. Preston

93. LA PEDALE DE COMMANDE : inventée le 05 octobre 1886 par Minnis Hadden

94. ANTENNE DE DETECTION PAR RADARS : inventée le 11 juin 1968 par James E. Lewis

95. SUPERCHARGEUR POUR MOTEUR A COMBUSTION : inventé le 03 février 1976 par Joseph A. Gamell

96. Automatisation chargement et déchargement du courrier postal : inventée le 13.02.1945 par Gus Burton

97. ENGINS DE LEVAGE et MONTE-CHARGE : inventé le 02 mai par Mary Jane Reynolds

98. LA CELLULE ELECTRIQUE GAMMA : inventée le 06 juin 1971 par Henry T. Sampson

99. LE SYSTEME DE REFRIGERATION (FRIGO et CONGELATEUR) : inventé le 04 novembre 1879 par Thomas Elkins





100. LA SIGNALISATION (balises d'aéroport, grues, immeubles,...) : inventée le 30 mars 1937 par Lewis WW. Chubb

101. DOSAGE DE LA MELANINE : à partir de la peau, inventé par Cheikh Anta Diop

102. LE SHAMPOING : à partir de l'arachide, inventé par George Washington Carver

103. LE VINAIGRE : à partir de l'arachide, inventé par George Washington Carver

104. LE SAVON : à partir de l'arachide, inventé par George Washington Carver

105. LA POUDRE DE TOILETTE : à partir de l'arachide, inventée par George Washington Carver

106. LA FARINE : à partir de la pomme de terre, inventée par George Washington Carver

107. L'ENCRE : à partir de la pomme de terre, inventé par George Washington Carver

108. LE TAPIOCA : à partir de la pomme de terre, inventé par George Washington Carver

109. L'AMIDON : à partir de la pomme de terre, inventé par George Washington Carver

110. LE CAOUTCHOUC SYNTHETIQUE : à partir de la pomme de terre, inventé par George Washington Carver

111. LA CONSERVATION DES ALIMENTS : inventée par Lloyd A. Hall

112. LA STERILISATION DES ALIMENTS : inventée le 8 février 1938 par Lloyd A. Hall

113. MOUSSE IGNIFUGE CONTRE LE FEU : utilisée pendant la 2nd guerre mondiale, inventée par Percy L. Julian

114. SYNTHESE DE LA PHYSOSTIGMINE : pour le traitement du glaucome , inventée par Percy L. Julian

115. SYNTHESE DE LA PROGESTERONE : inventée par Percy L. Julian

116. SYNTHESE DE LA CORTISONE : inventée le 10 août 1954 par Percy L. Julian

117. SYNTHESE ORGANIQUE DE LA PHEROMONE : inventée par Bertram Oliver Fraser-Reid

118. SYNTHESE DE L'OLIGOSACCHARIDE : inventée par Bertram Oliver Fraser-Reid

119. FILAMENT DE CARBONE : pour la lampe à incandescence : inventé le 17 juin 1882 par Lewis Howard Latimer

120. APPAREIL DE REFROIDISSEMENT et DE DESINFECTION : inventé le 12 janvier 1886 par Lewis Howard Latimer

121. RHEOSTAT FIABLE : inventé par Granville T. Woods le 13 octobre 1896

122. TROISIEME RAIL : pour le métro, inventé par Granville T. Woods le 29 janvier 1901

123. UN FREIN AUTOMATIQUE à AIR COMPRIME : inventé par Granville T. Woods en 1905

124. UN FREIN ELECTROMECANIQUE : inventé par Granville T. Woods en 1887

125. UN INTERRUPTEUR AUTOMATIQUE de circuits électriques : inventé par Granville T. Woods en 1889

126. UNE COUVEUSE ARTIFICIELLE : inventé par Granville T. Woods en 1890

127. PACEMAKER (régulateur pour stimulateur cardiaque) : inventé par Otis Boykin

128. OPERATION A C¼UR OUVERT : inventé par Daniel Hale Williams le 9 juillet 1893

129. TEST DE DEPISTAGE DE LA SYPHILIS : inventé par William A. Hinton en 1936

130. COLLET pour les fractures cervicales : inventé par Louis Tompkins Wright

131. TRAITEMENT des MALADIES VENERIENNES (avec l'auréomycine) : inventé par Louis Tompkins Wrigh

132. CONSERVATION DU SANG : inventé par Charles Richard Drew

133. LA POLYTHERAPIE (utilisation de la chimiothérapie contre le CANCER) : inventée parJane Cooke Wright

134. TRANSPLANTATION du REIN (2ieme au monde) : par Samuel L. KOUNTZ

135. CONSERVATION du REIN (durant plus de 50 heures) : par Samuel L. KOUNTZ

136. ANTIDOTE contre les SURDOSES de BARBITURIQUE : inventé par Arnold Hamilton Maloney

137. MACHINE A MONTER LES EMPEIGNES (soulier) : inventé par Jan Earnst Matzeliger

138. FIXATEUR POUR CHEVEUX : inventé par Garrett A. Morgan

139. ANEMOMETRE : inventé par Philip G. Hubbard

140. CAMERA-SPECTROGRAPHE (transporté par Apollo 16) : inventé par George R. Carruthers



A cette liste, ajoutez Hamilton Naki, premier noir à avoir réussi une transplantation du coeur.
L'honneur lui avait été volée par un blanc, son Patron, le Pr. Bernard qui avoua lui même dans son testament avoir volé l'honneur à son jardinier, du nom de Hamilton Naki. Lire l'article

Source www.cite-u.info

# Posted on Thursday, 06 November 2008 at 11:13 AM

HAMILTON NAKI LE PREMIER...

HAMILTON NAKI LE PREMIER...
Hamilton Naki, Chirugien à titre posthume


Au temps de l'apartheid comme au temps de l'esclavage, le savoir faire des noirs était simplement étouffé voir ignoré. Pourtant avec l'histoire des gens comme Hamilton Naki, nous savons que les blancs ne détiennent ni le monopole de la science, ni celui des inventions (voir aussi la liste des savants noirs)
L'histoire de Dr. (honoraire à titre posthume) Hamilton Naki n'est donc pas unique. Seulement, elle a connu une excéllente apothéose. Une reconnaissance tardive. Quelques mois avant sa mort son ½uvre, son courage et sa bravour a été salué...Hamilton Naki, c'est lui un noir au temps de l'apartheid et pas le Prof Bernard qui était le 1ier à avoir réussi une greffe du c½ur. C'était en 1967, en Afrique du Sud au temps de l'apartheid.


Docteur Hamilton NAKI, ce nom ne vous dit peut-être pas grand-chose. Et pourtant... La vie de cet homme exceptionnel mériterait d'être connue de tous. En effet on pourrait sous-titrer sa biographie : « C'est l'histoire d'un jardinier sud-africain devenu un des plus grands chirurgiens cardiaques au monde, un pionnier de la greffe du c½ur. ». Rien que cela !


Le 29 mai 2005, pendant que le monde médiatique avait décidé d'analyser et d'analyser à nouveau, de commenter et de faire des projections dans le futur après le « NON » infligé au Traité constitutionnel européen par les Français, un homme au destin extraordinaire s'éteignait dans l'indifférence du monde occidental. Le docteur Hamilton NAKI nous quittait, à l'âge 78 ans.

Né dans le village de Ngcangane dans le Cap Oriental, en Afrique du Sud, le petit Hamilton quitta très tôt l'école, ses parents n'ayant plus les moyens de l'y maintenir. Déterminé à aider sa famille, et ne voulant pas rester dans le désoeuvrement, il décida quelques temps plus tard de se rendre dans la ville du Cap pour y trouver du travail. Malgré les difficultés financières, malgré la ségrégation raciale institutionnalisée qu'était l'Apartheid. Il partit quand même. En auto stop ! L'apartheid ne laissant pas beaucoup de possibilités de travail à un jeune Noir dans sa situation, il finit par décrocher un job de jardinier à l'Université médicale de Cape Town. Il était chargé de tondre la pelouse et de s'occuper de la surface des courts de tennis. C'est là que sa vie allait basculer, mais il ne le savait pas encore.

Sa chance est venue du chef du laboratoire de recherches animales de l'Université : monsieur Robert GROETZ. Celui-ci lors de la dissection d'une girafe, demanda l'aide du jardinier pour maintenir l'animal pendant l'opération. Ne se contentant pas de maintenir l'animal, il participa activement aux différentes phases de la dissection. C'était le début d'un apprentissage du prélèvement d'organes animaux. Très vite, sa dextérité le fit participer de plus en plus fréquemment à ce genre d'opération. Le jeune Hamilton, qui n'a jamais appris formellement les techniques opératoires puisqu'il n'a jamais été étudiant en médecine, en savait maintenant presque autant que les spécialistes de la chirurgie animale. Selon sa propre expression, il apprenait en volant avec ses yeux ! Il était devenu réputé pour ses qualités... manuelles. Officiellement, il était toujours le jardinier attitré es pelouses et courts de tennis. En période d'Apartheid, c'était un bon job pour un Noir. Mais cette réputation ne tarda pas à arriver aux oreilles de quelqu'un qui allait changer sa vie.


Le professeur Christiaan BARNARD


En effet, un jeune chirurgien qui allait devenir mondialement connu l'appela à ses côtés : le docteur Christiaan Neethling BARNARD. Il fera partie de l'équipe de greffe du médecin. Il travaillera désormais à la chirurgie cardiaque humaine ! C'est ainsi qu'il participa activement à la première mondiale qu'a été la greffe du c½ur réalisée avec succès à l'hôpital du Cap le 3 décembre 1967 par le docteur BARNARD sur un homme de 56 ans. Pendant que le médecin sud-africain devenait une superstar planétaire et donnait interview sur interview, monsieur NAKI retournait dans son anonymat. Personne ne remarqua sa présence discrète, en arrière plan de l'une des photos de l'équipe médicale de celui qui allait devenir le célébrissime professeur BERNARD, pionnier de la greffe du c½ur humain. Personne ne savait que c'est monsieur Hamilton NAKI qui avait prélevé sur une jeune femme, morte des suites d'un accident de la circulation, le c½ur qui allait être greffé ce 3 décembre 1967 sur un malade du c½ur : monsieur Louis WASHKANSKY. Et personne ne sut non plus que ce sont ses mains noires qui ont aidé à transplanter le c½ur de la donneuse !

Ce n'est que quelques temps avant sa mort, que le professeur Christiaan BARNARD admit publiquement l'importance de monsieur NAKI dans son équipe de greffe cardiaque. Il ajouta même que monsieur NAKI était plus habile techniquement que lui.

A la retraite, monsieur NAKI reçut une modeste pension de... jardinier d'environ 200 ¤ par mois ! Heureusement que l'Université du Cap lui décerna, à titre honorifique le grade de docteur en médecine. Il s'en est fallu de peu pour que le jardinier reste... jardinier jusqu'à sa mort!

Source cite-u.info !


# Posted on Thursday, 06 November 2008 at 11:07 AM

Edited on Wednesday, 12 November 2008 at 4:59 AM

commemoration de UM NYOBE

commemoration de UM NYOBE
Traqué, assassiné et rejeté par les régimes de Yaoundé, le “Mpodol ” se dresse comme un phare dans l'histoire tourmentée du Cameroun.


Près d'un demie siècle après son assassinat par les forces néo-coloniales, le mystère sur les circonstances de son tragique décès persiste. Retour sur la vie et les circonstances politiques d'un meurtre programmé Depuis Paris.


BIOGRAPHIE.


Il a fait ses études primaires dans les écoles locales des missionnaires presbytériens (en 1920 il fréquente l'école presbytérienne de Makay où il est baptisé en 1921; en 1924 il quitte cette école pour l'école d'Ilanga près d'Eséka où il obtient son certificat d'études primaires en 1929) puis il intègre en 1931, l'Ecole normale de Foulassi en pays bulu, tenue également les presbytériens.

pour comprendre , pour savoir qui il etait, allez sur : http://www.cite-u.info/mediacast?task=videodirectlink&id=436
et regarder... non graver cela dans vos esprits


Il est renvoyé de cette école, l'année où il doit obtenir son diplôme de fin d'études, accusé d'être toujours prompt à prendre la tête des mouvements de revendication et de protestation. Il obtient néanmoins son diplôme de fin d'études, en temps que candidat libre.


Il enseigne pendant quelques années dans les écoles presbytériennes. En 1935, il est admis au concours des commis des services civils et financiers. Il poursuit ses études en travaillant et obtient par correspondance sa première partie du baccalauréat en 1939. Il est affecté au greffe du tribunal d'Edéa. Dans l'exercice de son métier, il se passionne pour le droit. Ce faisant, il découvre l'injustice à laquelle sont soumis les camerounais, à travers le système de l'indigénat. En effet, la loi distingue les indigènes (camerounais) considérés comme des sujets, des français considérés comme des citoyens. La loi ne laisse aucune possibilité d'expression pour la lutte politique ou pour la défense des droits des travailleurs aux indigènes.




COMBAT POLITIQUE.

L'engagement nationaliste de Ruben UM Nyobe pour l'indépendance du Cameroun est la cause principale de sa liquidation par le colon français soutenu par le régime naissant de Ahidjo.
C'est le principe d'indépendance et de réunification du Cameroun soutenu par l'Union des Populations du Cameroun et porté par son Secrétaire générale qui dérange Paris. Alors que André Marie Mbida, homme politique proche de la France clamait :” Nous ne sommes pas prêts pour l'indépendance.” Dès lors, UPC est considérée comme “personnes non grata ” sur la scène politique. Du maquis de Boumyebel au siège des Nations unies, Um NYOBE fait entendre les aspirations profondes du peuple camerounais. Il fait imprimer son texte présenté aux Nations Unies: “Que veut le Cameroun?” Le 13 juillet 1955, le gouverneur Roland Pre interdit l'UPC de toute activité sur le territoire national. Félix roland Moumié , le président de l'UPC ,Abel Kingué ,UM nYOBE ,Ernest OUANDJIE se réfugient dans la clandestinité. La petite localité de Boumyebel devient l'épicentre de la lutte nationaliste.
Le 13 Septembre 1958, avant le retour des éclaireurs, Um Nyobé entend un bruit de pas et signale à son entourage la présence des militaires. Aussitôt, des coups de feu éclatent. Son compagnon Yem Mback est tué à bout portant ainsi que les deux femmes qui l'accompagnent. Um Nyobé est identifié par les indicateurs qui accompagnent la patrouille. Il est sans arme, il tient à la main un cartable qui contient ses documents et son agenda personnel. Paul Abdoulaye, soldat d'origine sara (Tchad) enrôlé par l'armée française, ouvre le feu sur lui. Il est atteint au dos et meurt. Le corps de Um Nyobé est enroulé dans un drap puis traîné jusqu'à Boumyebel où il est exposé en public.
Quelques jours après, le corps de Um Nyobé est accompagné dans sa dernière demeure par le pasteur Song Nlend.


Près d'un demi siècle plus tard, l'ombre de UM NYOBE et les autres martyrs planent sur les régimes issus de la complaisance de Paris.
pour savoir qui il etait, non non , qui il "est", regardez. non, incrustez ceci dans vos esprits : http://www.cite-u.info/mediacast?task=videodirectlink&id=436

# Posted on Friday, 31 October 2008 at 7:11 PM